Parc naturel régional Périgord-Limousin

Préserver les milieux aquatiques, les zones humides et la ressource en eau

De 2000 à 2004 le Parc a entre autres :

  • porté des acquisitions de connaissances (espèces patrimoniales…) et la réalisation de diagnostics précis de certains milieux aquatiques ou vallées (vallée de la Nizonne, vallées de l’Isle et de la Valouse, lac Saint Fortunat à Flavignac, rivière Dronne…),
  • accompagné la mise en place des grandes politiques de bassin (Plan de Gestion des Etiages Isle-Dronne, SAGE de la Vienne, Directive Cadre sur l’Eau en Dordogne…),
  • apporté un appui technique à des communes ou syndicats sur des questions de pollution, qualité des eaux de baignade, vidange et curage de retenues…
  • aidé à la mise en place de structures à compétence rivière (passées de 3 à 13 en 4 ans),
  • assuré l’assistance à maîtres d’ouvrages (communes ou syndicats, dépourvus à l’exception de deux d’entre eux de technicien) pour l’enlèvement des embâcles après tempête sur plus de 150 km de cours d’eau (des bassins de la Gorre, de l’Arthonnet, de la Tardoire, du Bandiat, de la Nizonne, de la Dronne, de la Côle, de l’Isle), puis pour la conception et parfois la réalisation de travaux de restauration et mise en valeur des cours d’eau (principalement Gorre-Graine, Dronne amont, Dronne moyenne, Nizonne)

En 2005, grâce à l’aide financière de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, l’équipe du Parc a intégré un chargé d’études zones humides et un technicien rivière mis à disposition de plusieurs collectivités à compétence rivière. Depuis 2005, les actions ont donc été renforcées, avec notamment :

  • l’inventaire de terrain complet (cartographie, caractérisation typologique et évaluation de la fonctionnalité et des menaces) des zones humides sur les 78 communes du Parc. En parallèle, le Parc a assuré du transfert d’expérience dans ce domaine, et notamment la formation de plusieurs partenaires à la reconnaissance des zones humides,
  • la sensibilisation, l'apport de conseils et d'expertises techniques auprès des propriétaires et/ou gestionnaires de zones humides du territoire. Ce travail servant à la préservation et à la gestion des zones humides qui ont une importance capitale sur nos territoires (filtre épurateur, réserve d'eau, ...), est assuré par la Cellule d'Assistance Technique Zones Humides (CATZH) Périgord-Limousin. Une convention est mise à disposition des gestionnaires de zones humides pour bénéficier gratuitement de toutes les opportunités offertes par cette CATZH.
  • la réalisation complète de diagnostics sur différents cours d'eau : la Doue, le Bandiat, la Dronne et ses affluents, poursuivis par la mise en oeuvre de programmes pluriannuels de restauration-entretien,
  • la participation active à la préparation de l’application de la Directive cadre sur l’Eau sur le bassin de la Dordogne, et au montage d’autres démarches de gestion intégrée de la ressource en eau (comme l’Opération combinée Dronne portée par la Chambre d’agriculture de Dordogne, l’opération groupée de réhabilitation des assainissements non collectifs portée par le SIDE de la région de Nontron
  • l’apport de conseil ponctuelle auprès de trois autres syndicats de rivière conduisant des travaux,
  • l’assistance complète à trois communes confrontées à des problèmes de prolifération de cyanobactéries toxiques sur les étangs de baignade, pour la réalisation via des bureaux d’études d’études diagnostic des plans d’eau et bassins versants et l’élaboration de programmes destinés à la reconquête de la qualité des eaux,

Nos partenaires financiers et techniques sont : les Agences de l’eau, Loire Bretagne mais surtout Adour-Garonne, les Conseils Régionaux, les Conseils Généraux, les DIREN, les DDAF, les DDASS, le Conseil Supérieur de la Pêche, les Fédérations de pêche, certaines AAPPMA, les syndicats de rivière (pas tous malheureusement…), les Communautés de communes, le Syndicat d’eau de la région de Nontron, les communes, les riverains

Perspectives et priorités à venir

Aujourd’hui, l’enjeu est d’éviter de nouvelles dégradations de la qualité des eaux et des milieux aquatiques du territoire du Parc, et d’atteindre le bon état écologique des « masses d’eau » en 2015, ainsi que l’exige la Directive Cadre sur l’Eau.