Parc naturel régional Périgord-Limousin
Connaître, sensibiliser, préserver les ressources naturelles
La richesse écologique du Périgord-Limousin était pressentie avant la création du Parc, et les premiers inventaires systématiques conduits par l’association de préfiguration du Parc – qui ont concerné principalement les landes, les pelouses calcaires et les insectes – ont permis de confirmer le grand intérêt du patrimoine naturel de ce territoire alors trop méconnu.
Le Parc se devait donc d'agir pour l’amélioration de la connaissance et la préservation de la faune, la flore et les milieux remarquables. Sa charte définit ses missions dans ce domaine, principalement au travers de l'article 10 « Mieux connaître, préserver et valoriser la diversité biologique et les sites naturels remarquables ». De même, dans le domaine de l’eau et des milieux aquatiques, la démarche a été de sensibiliser, acquérir des connaissances puis d’accompagner les collectivités locales dans la conduite d’actions adaptées. La gestion de la forêt représente également un enjeu important, renforcé par les effets de la tempête de décembre 1999.
Depuis la création du Parc, les principales missions développées en environnement ont donc été :
- la restauration du territoire après tempête
- une mission de conseil forestier en Haute-Vienne
- le recensement, la restauration et la mise en valeur du patrimoine naturel
- le diagnostic, la restauration et la suivi des cours d'eau
- l’organisation de la lutte contre certaines espèces exotiques envahissantes des milieux aquatiques :
- l’impulsion de démarches de préservation de la ressource en eau par la gestion intégrée des bassins versants
- la préservation des paysages et limitation de l'impact des projets d'aménagement
- l’aménagement de sites de découverte pour le public, avec sentiers d'interprétation
Les enjeux majeurs et les menaces pesant sur ce territoire ont quant à eux été mieux identifiés, et guident les actions du Parc dans ce domaine. On retiendra notamment que :
- Près de la moitié des espèces végétales protégées n’ont pas été revues depuis 1980 : il est donc important d’agir pour préserver les stations des espèces encore présentes mais particulièrement rares et menacées.
- Plusieurs espèces animales extrêmement menacées en France et en Europe doivent bénéficier d’efforts particuliers pour les aider à se maintenir sur notre territoire. Les priorités portent sur le Vison d’Europe et la Moule perlière, tandis qu’il faudra favoriser le confortement de la population de Loutre.
- Certains espaces concentrent une part majeure du patrimoine naturel remarquable du territoire du Parc, avec un nombre important d’espèces protégées et très rare. Il faut donc y concentrer les efforts afin d’en assurer la préservation à long terme. Cela concerne notamment des landes en Haute-Vienne, la vallée de la Dronne, la vallée de la Nizonne et le plateau d’Argentine en Dordogne.
- L’équilibre des écosystèmes et le maintien de certaines espèces végétales et animales rares sont menacés par la prolifération parfois toute récente de plantes et animaux introduits, tels la Jussie, la Myriophylle du Brésil, la Renouée du Japon… le Ragondin, le Vison d’Europe, les écrevisses américaines, la Grenouille taureau. Il est donc urgent de mettre en place des protocoles et moyens humains efficaces et adaptés pour la régulation de ces espèces.
- Une part non négligeable de la biodiversité du territoire se trouve dans la « nature ordinaire » qui nous entoure : chacun peut donc agir à son niveau dans sa façon de gérer l’espace agricole, forestier, voir même son jardin !
- La majorité des enjeux sont liés aux milieux aquatiques et aux zones humides attenantes. Il est donc primordial de travailler à la préservation de la qualité de l’eau, à la gestion cohérente des rivières et à la préservation du réseau de zones humides si l’on veut sauvegarder les espèces d’intérêt majeur qui en dépendent.
- La ressource en eau de ce territoire est moins abondante et de qualité qu’elle devrait l’être, en raison notamment de la présence de milliers d’étangs, mais aussi de rejets polluants ou pratiques de gestion de l’espace préjudiciable. Le fond des rivières est envasé, et le développement estival de cyanobactéries compromet les usages eau potable et baignade. Il est donc nécessaire d’instaurer une vraie gestion cohérente de l’eau et des milieux aquatiques à l’échelle des bassins versants prioritaires, et de geler voire de faire diminuer le nombre d’étangs.
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