Lorsqu’on parle des landes à bruyères (un brujau) en Périgord-Limousin, le terme de patrimoine («héritage commun d’une collectivité») prend ici tout son sens. Reconnues aujourd’hui pour leur grande richesse floristique et faunistique, ces milieux doivent leur existence à l’activité agro-pastorale qui a marquée notre territoire jusqu’à la moitié du XXème siècle.
La lande est une formation végétale basse dominée par des sous-arbrisseaux de la famille des éricacées : «les Bruyères» (Lu bruja). Elles se développent sur des sols pauvres en éléments nutritifs.
On distingue :
La Bruyère à balais ou Brande (Erica scoparia) et la Bruyère vagabonde (Erica vagans) complètent le cortège des bruyères présentes sur le Parc.
Les nombreux lieux-dits qui évoquent la lande en Périgord-Limousin (« La petite lande », « La lande du dolmen », « La bruyère »…) témoignent encore aujourd’hui de l’omniprésence de ces milieux dans le paysage d’autrefois.
Malgré la forte disparition de ces milieux au cours du XXème siècle (mise en culture, abandon, drainage…), le territoire du Parc abrite encore aujourd’hui de beaux ensembles de landes. Ces espaces constituent les derniers refuges pour une faune et une flore remarquables, inféodées à ces milieux : Engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus), Busard Saint-Martin (Circus cyaneus), Gentiane pneumonanthe (Gentiana pneumonanthe), Azuré des Mouillères (Maculinea alcon)…
Le Parc Périgord-Limousin se distingue par la présence de landes serpentinicoles à Champagnac-la-Rivière et Jumilhac-le-Grand qui abritent une flore particulière, adaptée aux substrats de composition ultrabasiques. On y retrouve notamment une petite fougère protégée : la Notholène de Maranta (Notholaena marantae) ainsi que des formes prostrées de certaines espèces comme la Capillaire noire (Asplenium adiantum-nigrum L.) due à une concentration forte en métaux lourds.