Les étangs du Périgord-Limousin sont tous artificiels.
Les plus récents, aux berges souvent abruptes et dépourvues de végétation, présentent malheureusement souvent un intérêt biologique limité, et constituent de plus en plus un territoire de conquête privilégié pour les espèces végétales et animales exotiques envahissantes qui profitent des déséquilibres écologiques : Jussie, Ragondin, Ecrevisses américaines, Grenouille taureau…
A contrario, les étangs anciens, souvent de plus grande superficie, ont pu développer au cours des décennies des queues d’étangs tourbeuses très intéressantes, qui abritent des espèces rares telles la pilulaire, la littorelle, le souchet brun, les utriculaires… Ils sont un habitat privilégié pour de nombreuses espèces de libellules, dont trois protégées en France et en Europe (le Gomphe de graslin, l’Agrion de mercure et la Cordulie à corps fin). Enfin, ils offrent des lieux de nourrissage et de gîte à la Loutre, et sont des lieux privilégiés de nidification, de nourrissage ou de halte pour les oiseaux d’eau : héron cendré, grèbes, canards ou limicoles. Des oiseaux remarquables comme le Balbuzard pêcheur peuvent être observés de passage sur les grands étangs, y compris les retenues plus récentes comme le barrage de Miallet.
Parmis les étangs anciens présentant un intérêt écologique, on citera l’étang de la Pouge à Saint Auvent – qui est un site Natura 2000 – l’étang des Ribières, l’étang Grolhier à Busserolles, l’étang de la Barde à la Coquille…