Depuis les années 1970, de nombreux dépôts sauvages dénaturent notre territoire : sous-bois, ravins, ont souvent été utilisé pour se débarrasser des déchets encombrants (matelas, frigo…), ou même parfois des ordures ménagères.
Les conséquences : paysages dégradés et risques potentiels
La dégradation des paysages est la conséquence la plus directe des dépôts sauvages, et la plus dommageable en terme d'image pour notre territoire.
De plus, si des produits toxiques (huiles de vidange, pots de peinture, produits phytosanitaires, piles…) y sont déposés, il existe un risque de contamination des milieux naturels, notamment aquatiques.
Ne pas entretenir la situation
Au fil du temps, les dépôts sauvages se sont constitués par simple incivisme ou parfois lorsqu'il n'y avait pas de solution pour certains déchets. Aujourd'hui, l'apport à ces dépôts n'a aucune raison de perdurer, la totalité de vos déchets ayant une filière de collecte : collecte des ordure ménagères, compostage individuel des déchets verts, tri des déchets recyclables par apport volontaire dans des "éco-points", soit en tri à la maison dans les sacs jaunes, apports des encombrant, des toxiques en déchetteries…
Nettoyer les anciens dépôts
Afin d'avoir une vision globale du nombre et de l'importance des dépôts sauvages sur son territoire, le Parc a réalisé un inventaire des dépôts en 2001. Cet inventaire, qui s'est appuyé sur la consultation des communes, des associations et des habitants du Parc, a permis d'identifier 130 sites, dont 95 ont été visités et ont fait l'objet d'une évaluation de terrain. La majorité des sites sont de taille moyenne ou petite : contenant majoritairement des encombrants et déchets "tout venant", ils posent pour l'essentiel des problèmes de nuisances paysagères, entretiennent les habitudes d'apports sauvages, et contrarient le développement des circuits de randonnées.
Suite à cet inventaire, des opérations de nettoyage ont été conduites, sous forme d'opérations bénévoles ou en s'appuyant sur des équipes d'insertion (Merci aux Casques verts, à Interm'aides et à l'AFIL, ainsi qu'aux bénévoles). Ces opérations ont bénéficié du soutien technique et financier du SICTOM de Nontron et du SYDED. De nombreuses communes ont également organisé, indépendamment, le nettoyage des dépôts signalés sur leur territoire.
53 dépôts ont été nettoyés dans le cadre des opérations partenariales avec le Parc, sur 25 communes.
Dans ce cadre, ont été soustrait à la nature :
Lutter contre les dépôts sauvages
Un dépôt sauvage est un lieu de dépôt de déchets non autorisé (pas d'autorisation communale ni d'autorisation au titre des installations classées pour la protection de l'environnement).
Tout dépôt de déchets (dont les abandons d'épaves) est interdit sur l'espace public et sur le terrain d'autrui. Le dépôt de déchets générant des nuisances est interdit, y compris s'il s'agit d'un dépôt par un propriétaire sur son propre terrain.
Lorsqu'un dépôt est constaté, en tant qu’Officier de Police Judiciaire, le Maire peut intervenir directement, et soit tenter de régler le problème « à l’amiable », soit dresser un procès verbal et transmettre les éléments recueillis au procureur de la république. Il peut également faire appel à la gendarmerie, et plus particulièrement aux gendarmes FREE (Formateur Relais – Enquêteur Environnement)
En cas de dépôt récent, il est essentiel de réagir rapidement, car un petit dépôt peut vite devenir grand !