Très nombreuses sur le territoire du Parc, les cavités aménagées sont peut-être aussi le patrimoine bâti le moins bien connu. Parfois dénommées « cluzeaux », d'un mot dérivé du terme latin clusellum, qui signifie « souterrain », elles n’ont de cesse d’exciter l’imagination.
Un récent recensement fait état d'au moins deux cents mentions ou indices de tels sites, estimation probablement très inférieure à la réalité.
Les cluzeaux se rencontrent aujourd'hui isolés dans un bois, un pré, découverts fortuitement lors d'un labour ou dans les hameaux, voire au cœur de certains villages : Saint-Jory-de-Chalais, Saint-Pardoux-de-Mareuil…
Si la fonction même de ces souterrains creusés de main d'homme reste encore incertaine, il paraît de plus en plus évident que ces véritables architectures appartiennent au monde rural et sont fréquemment en relation avec l'habitat et l'exploitation agricole des terroirs au cours du Moyen Age.
En remontant encore le temps, le Parc peut s’enorgueillir de receler des grottes ornées, fleurons de la préhistoire. Les sites de Teyjat, Champeaux-et-la-Chapelle-Pommier et Vieux-Mareuil sont de remarquables exemples d’art pariétal. Autres témoignages de la présence des premières occupations humaines, dolmens, menhirs, tumulus ne manquent pas non plus d’émailler le territoire : à Saint-Cyr (tumulus de Lascaux), Saint-Auvent (tumulus et dolmen de Chez Moutaud) et en nombre sur Saint-Mathieu (tumulus).