Des premiers châteaux créés avant l’an Mil aux dernières résidences fortifiées durant les guerres de Religion, près de huit siècles d’histoire du Périgord-Limousin peuvent être contés au travers des quelques 150 résidences aristocratiques qui parsèment le territoire.
Parmi les sites majeurs les plus anciens, il faut citer Nontron, Rochechouart ou Châlus-Chabrol dont l’origine est liée à un château fondé avant ou autour de l’an Mil. Mais il reste également de remarquables tours ou donjons circulaires du XIIIe siècle comme Piégut ou Le Bourdeix, et quelques rares logis antérieurs au XVe siècle : Châlus-Maulmont, ou Le Repaire de Saint-Front-sur-Nizonne.
L’essentiel des édifices actuellement conservés date de la seconde moitié du XVe et du XVIe siècle, qu’il s’agisse des grands châteaux comme ceux de Rochechouart, de Mareuil ou de Montbrun (largement rebâtis entre 1480-1520), celui de Jumilhac ou de plus modestes manoirs comme Le Mas-Nadaud (Pageas).
Durant les guerres de religion, on ajoute des défenses à tous les châteaux : échauguettes, tours, canonnières, etc. ; le château des Cars est sans doute l’un des plus représentatifs de cette période de troubles.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles apparaissent quelques édifices modernes dénués d’éléments défensifs et souvent largement ouverts sur des jardins paysagers comme à Beauregard de Mareuil ou Faye de Flavignac.
La Révolution portera un coup très dur à nombre de ces édifices. Beaucoup seront abandonnés et souvent livrés aux récupérateurs.
Certains seront cependant restaurés et remaniés au XIXe siècle parfois pour les besoins de l’administration (Rochechouart).
Les nouvelles fortunes de la révolution industrielle seront également à l’origine de créations néo-médiévales complètes comme à Puycharnaud (Saint-Estèphe).